spiritualité, calme, messages, poésie, photos,voyages
Par paulalie
Le vent murmure doucement
Et fait frissonner les grands arbres,
Allons cueillir les anémones,
Dans l’aunaie où souffle le vent ;
Dans la clairière veloutée,
Sur l’herbe qu’émaillent les fleurs,
La lueur lunaire et bleutée,
Trace de féeriques couleurs,
Le rayon court sur les pétales,
Tour à tour blanchit et bleuit
Les fleurs sombres et les fleurs pâles
Qui penchent la tête la nuit
On entend voler la phalène,
Là bas par-dessus les blés d’or
Et son vol lourd rythme l’haleine
De la forêt sombre qui dort
Soudain dans, sur la lisière sombre,
Où danse gaiment un rayon,
Quelle est donc diaphane dans l’ombre,
Cette étrange apparition ?
……………….
N’est-ce pas l’elfe des roseaux ?
Je vois des spectres et des faunes,
Et j’entends des cris et des voix
C’est lui là bas « Le roi des Aulnes »
Qui vient nous prendre au fond des bois !
Oh ! Le vent mugit tristement,
En agitant les bras des aulnes,
Fuyons avec nos anémones
De l’aunaie où gronde le vent !
Et nous courons, mais dans l’aunaie,
Tout redevient silencieux.
Quelle est la frayeur surannée
Qui vient de fasciner nos yeux ?
Peut-être est-ce un rayon linaire,
Qui se glisse dans nos cerveaux,
Pourtant les conte de grand’mère,
Nous le savons bien qu’ils sont faux !
Pourquoi donc, rêveurs que nous sommes,
Peuplons- nous ces lieux enchantés,
D’elfes, de nymphes et de gnomes,
Dansant sous les rayons bleutés ?
C’est qu’il faut de la rêverie
Partout et toujours dans nos cœurs !
Ainsi que la lueur bleuie
Vient boire les larmes des fleurs,
Seul un rayon de poésie,
Peut en brillant sécher nos pleurs.
Le vent murmure dans les aulnes
Qu’il fait onduler doucement
Dans l’aunaie, au souffle du vent,
Allons cueillir les anémones.
Henri Gounelle
Eclipse Next 2019 - Hébergé par Overblog