"Comme un verre qui se casse en tombant, le détenu est brisé quand il tombe, mais contrairement au verre, il peut continuer à être brisé longtemps après être tombé. Selon les réactions de son entourage, surtout familial, celles de son lieu de détention, administration qui ne répond pas aux courriers, surveillants ou autres détenus volontiers provocateurs, celui qui tombe entre dans un processus où tout son monde se brise, mais où lui-même, s'il n'y prend garde, peut aussi être haché menu. L'humiliation, hélas, n'a pas de limite ... autre que celle que chacun peut en supporter. Certains s'y brisent définitivement, dans la folie ou dans la mort ..."