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Henri Gounelle, compléments

GOUNELLE Henri né en  1893et licencié es lettres, est tombé au combat de la tranchée de

Calonne aux Eparges 'Verdun) le 21 juin 1915. 



Son nom est inscrit au Panthéon à Paris parmi les écrivains morts au champ d'honneur

pendant la guerre de 1914-1918. Sur internet une oeuvre est mentionnée : « La maison 

athénienne à l'époque classique » (Ve-VIe siècle), modalités d'entrée dans la collection Don

de Mme Marguerite Wintzweiller, conservateur en chef de la bibliothèque Sainte Geneviève,

1914, Ms 4060 N° d'entrée : 320903.

Il était un ami de Charles Peguy (1873-1914), écrivain mort lui aussi pendant la guerre à Villeroy

près de Meaux. 

Dans Péguy et les cahiers il est noté que « Péguy fréquentait les étudiants protestants au


siège de leur association, rue de Vaugirard et, en 1913, il s'était pris d'affection pour Henri

 

Gounelle, qui, dans la revue Parthénon, avait rompu des lances avec Jean de Gourmont

 

pour la défense de Péguy chrétien. »



Sur un bulletin trouvé sur internet, Il est noté que : «  Henri Gounelle était un des poètes les

plus délicats de la jeune génération ». Et M. Gustave-Louis Tautin notant la belle sympathie

que ce jeune poète mystique témoignait à son paganisme (encore mystique peut-être) a

écrit : « il était chrétien, et son horreur se mesure à peine d'avoir vu la tombée de vingt

siècles catholiques dans le fossé sanglant. Il avait le goût du risque moral, et tant de fois il

 

l'avait couru que le pari de Pascal lui sonnait aux oreilles comme un grelot de Pâques. » M.

 

Gounelle avait le goût du sacrifice ; il y trouvait une joie supérieure, et une sensualité

intellectuelle qui parfume sa poésie, pourtant chaste comme la pudeur d'une vierge.

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Enfin, à défaut de poèmes ou de textes d'Henri Gounelle, voici la lettre (trouvée sur internet)

 

qu'il écrivit à son père le 08-06-1915 avant sa mort :

 

« Je pars demain aux tranchées. Croyez bien que j'ai l'intention de revenir. Si pourtant il

 

fallait rester là-bas, je fais dès maintenant le don de ma frêle existence à la cause qui

 

secoue notre patrie d'un spasme héroïque et divin ».


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