L'orgueilleux se découvre un peu comme le blé Qui relève la tête en début de croissance, Retire tout mérite, imbu de sa puissance, Fier de lui, dédaigneux, croyant être comblé.
Au contraire le sage, à l'esprit fort troublé, Voudrait approfondir la pâle connaissance, Réfléchit, fraternel, admet l'obéissance, Pareil à l'esprit mûr dont la graine a doublé.
Grâce à cet humble effort, s'éclaire notre monde, Laissant apercevoir un espace qu'inonde Une clarté sublime où l'homme est visiteur.
Le mortel en chemin doit s'incliner modeste, Adorer pour toujours l'aimable créateur, Seigneur de l'Univers, dans sa gloire céleste.